Porte graine et sélection

Didier et Fabrice, producteurs pour l’Amap, sont nos guides, Jean François, animateur nature Dot soley intervient pour apporter des précisions

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Comment sélectionner  des graines ?

D’abord sélectionner le porte-graines, (plante entière).

Choisir dans l’espèce recherchée, la variété la plus intéressante.

Ex : L’aubergine violette résiste mieux au soleil, la blanche supporte mieux les pluies abondantes. « Les tomatoses » et les tomates cerise résistent mieux aux maladies en milieu tropical.

les critères de choix : la plante choisie doit présenter une belle croissance végétale,  être exempte de toutes maladies, résister aux éléments climatiques. On doit prendre en compte également la rapidité de la germination et la précocité du développement…L’observation est primordiale et tout doit être scrupuleusement noté. (Il est conseillé de posséder un cahier dans le but de noter les remarques).Il se peut que la plante, au cours du temps, ne remplissent plus  les conditions et qu’il faille changer de porte-graines. Ne pas hésiter s’il évolue mal d’en choisir un autre.

Choix des fruits contenant les graines. (Le fruit est en botanique l’organe végétal qui contient les graines. On parlera donc de fruit même s’il s’agit d’un légume)

Comment apprécier le degré de maturité d’un fruit ?

Le stade doit être suffisamment avancé pour être à la limite du pourrissement. Ce n’est pas forcément le fruit mûr que l’on mange mais au contraire presque immangeable. Ex de l’aubergine blanche qui à un stade avancé devient jaune. Photos 1-2

Certains fruits murissent après la cueillette : ils sont appelés climactériques (banane, avocat, goyave, mangue, melon, tomate, papaye,…) mais attention, d’autres appelés « acclimatiques » arrêtent leur croissance après la cueillette (concombre, agrumes,…) bien se renseigner avant.

Sur le terrain : arrêt devant un plan de tomate « Cherokee purple ».photo 3-5

On souhaite conserver cette variété.(elle semble résister à la chaleur) Observation de la plante et prélèvement d’une tomate. La plante a souffert, le fruit présente des fissures dues aux pluies abondantes qui ont suivi un épisode de sécheresse en début d’année, ce qui a favorisé le développement de moisissures. (Photo5). Néanmoins cette plante offre habituellement une bonne résistance aux ravageurs et à la sécheresse. Le problème pour préserver cette variété est d’éviter des croisements avec d’autres variétés de tomates présentent sur le terrain.

Didier nous rappelle quelques notions sur la reproduction des plantes

Allogamie : pollinisation nécessitant le pollen d’une autre fleur ; c’est la garantie d’un brassage génétique et de possibilité d’hybridation.

Autogamie : =autopollinisation, semblable à la consanguinité chez l’être humain.

« Le pistil de la tomate purple étant invisible, elle a une forte proportion à l’allogamie. »

Présentation du serpent végétal. Il se mange vert mais il nous intéresse quand il change de couleur pour récupérer ses graines. Photos 6 à 9

Arrêt sur l’épinard malabar qui a l’avantage de se ressemer seul.

Didier insiste sur notre rôle de  gardien  de la biodiversité. Il faut sauvegarder toutes ces variétés. C’est possible en multipliant les échanges entre nous et avec d’autres jardiniers.

photo 1photo-2            photo 2   photo1

 

 

           photo 3                                        photo 4                                   photo 5

pages-3                                                                                                                                                            Photo 6  7  8 ( centrales) et photo 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A propos Charlotte Pommier

pommy, salariée de dot soley, chargée de développement de projets associatifs.

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